Aurélien Gernigon

Cinq haïkus et un poème court


givré
jusqu'au bout
le clochard

*

hystérie de selfies
Van Gogh
groggy

*

dans la ville froide et grise
le cri bleu
des mouettes

*

la robe rouge
de l'hôtesse
feu
d'artifice

*

peu à peu
les lucioles s’en vont luire
dans nos souvenirs

*

Je m’en vais chercher la femme
Le lotus rouge
Je pars je pars
Très loin

Mais où est donc le paradis
De Masaoka Shiki ?






Aurélien Gernigon a 28 ans et vit en Bretagne. Un de ses haïkus a été publié dans la dernière parution de la revue 17 secondes. La plupart des textes publiés ici sont tirés de son blog : lagraissedulion.blogspot.fr. Sa vie professionnelle n'ayant aucun rapport avec la littérature, il considère l'écriture comme une façon de ne pas sombrer dans une mélancolie trop anesthésiante, en cherchant le beau partout où il se trouve.

1 commentaire:

  1. Une poésie insolite et originale qui change de l'ordinaire en poésie.

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