Pierre Ech-Ardour

 

 

Mémoire indéfectible de l’origine, dévoile le rêve l’être et survivent nos empreintes en la clarté. À vouloir combler tous nos manques, nous dévisageons le vide.


En l’éperdu regard des astres
arraché à la nuit le mystère
se joue des épreuves
Vers l’abysse des avenirs
s’égrène le langage

Appelantes nos voix défient
l’irisée lumière perdue

De quel passé distant
sommes-nous rescapés
pour annihiler d’emblée
nos propres naissances ?

M’enserre ton regard,
point ton visage aimé


Poème extrait du recueil 
« Ethérée hypogé » - Tome III 
de la trilogie publiée aux Editions Levant – Janvier 2026.

 

 

 

 

Pierre Ech-Ardour réside à Sète. En son rapport intime aux lettres, sa poésie, « tours de mots » où interfèrent extrinsèques lumières et clartés profondes, incarne la parole d’une utopie propice à l’approche des sources du monde. Sa poésie traduit ce battement, cette trame discrète où s’orfèvre le poème ; chaque mot porte le déplis d’une pensée poussée à l’orbe des confins. L’écriture, jouant de sa lumière et de sa contre lumière, laisse doucement à l’entente la palpitation du froissement et du défroissement des mots, conservant perpétuels leur vastité et leur espoir. Ce sont dans ces amples et discrètes variations que la parole trouve son surgissement de visage, cette force particulière d’être elle-même l’envol de ce qui d’un coup se dévoile à la vue et à la pensée et aussitôt se dérobe, insoluble. Et si se laisse saisir par la peau que donne la traverse des langues, des souffles terrestres, des sensualités et des mémoires d’une certaine intimité, sa poésie est une voix portée, une entière adresse à l’humain et à son tremblement d’infinité.


Il a publié une quinzaine de recueils de poésie et a obtenu en 2018 le Premier Prix de Poésie décerné par les Gourmets de Lettres sous l'égide de l’Académie des Jeux Floraux à Toulouse.


Présent dans les n° 95, 97, 100, 103, 106, 107, 109, 112, 113 et 114 de Lichen.




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