Seul
au cœur des entrailles
de Marseille
quand les immeubles s’effondrent
dans un silence de mort
[le silence est politique
qu’il soit grâce ou contrepoint
ou mépris des puissants]
et que le vent danse
sur nos fronts
le vent toujours
indompté
qui dompte les vivants
et les carcasses de l’automne
bouts de plastiques gras
et nos âmes en forme de mégot
dans la ville crasse.
Né en 1988 à Boulogne-Billancourt, Pierre-Aurélien Delabre a enseigné la philosophie pendant plusieurs années à Marseille. Son premier recueil de poèmes, Volcans, est sorti cette année aux Éditions Abordo. Ce poème est extrait d'un recueil actuellement en chantier. Présent dans les n° 37, 38, 39 et 40 de Lichen.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire