Crus-tu que j’oublierais
Et ta vie et ton air
En me cachant de toi
Je saisis ton regard
Et bien qu’il fût si noir
Je n’y vis que l’ivoire
Crus-tu que j’oublierais
Et tes yeux et ton air
En écoutant ta voix
Je fus pris d’une ivresse
Tes notes s’envolaient
Jusqu’au plus pur azur
Crus-tu que j’oublierais
Et ton chant et ton air
Dans les plus clairs des gestes
Tu balançais tes bras
Et tout ton corps dansait
A l’envoûtant ballant
Crus-tu que j’oublierais
Et ton corps et ton air
Et même m’en allant
Crois-tu que j’oublierais
Et ton air et ton être
En tissant ma douleur
Et même m’en allant
Crois-tu que j’oublierais
19 septembre 2025
(Réécriture du 14 septembre 2025)
Philippe Minot Se contentant pour l’heure d’être professeur de Lettres né en 1965 et habitant Reims, envisage de se réincarner à terme en méduse iridescente, en merle moqueur ou en arbre à palabres… mais se laisse un peu de temps encore.Ouvrages parus récemment : Censément, pièces charnelles aux éditions Christophe Chomant (octobre 2023) et deux recueils de haïshas : L’Oeil à plumes (mars 2023) et L’Oeil ébouriffé (avril 2024) aux éditions L’Altérité, disponibles en ligne à l’adresse : https://www.lalterite.fr/revue-epistolaire-litteraire-et-numerique/itemlist/user/74-minotphilippe; Présent dans les n° 98, 101 et 103 de Lichen
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