Un coup de talon aiguille le talus
J'entrevois le bout du chemin ;
déjà mon cœur s'abandonne au fossé.
L'espérance évanouie, seule la main
de l'âme sœur aura la vertu de me rechausser.
°
C'est bien que le livre de ton existence ait monté en épingle la souffrance
La fée électricité s'épanche
en pure perte. À deux reprises,
ma vie s'est passée d'elle
pour faire des étincelles
dans le col du Galibier.
Lors, rempli de cette église,
j'échappe, au creux de la hanche,
à la tentation de mettre le gabier.
Et Jacob me guette,
j'en suis fort aise,
au sommet de Jacob-Bellecombette,
avec le ravito de la Genèse.
Né en juin 1957, Pascal Verbaere est professeur documentaliste dans un petit collège de Savoie, où il oublie de devenir vieux (ou, pire, adulte) grâce à ses élèves. La poésie narrative le maintient éveillé, quand mal même n'aurait-il pas, comme François de Cornière, la mer au bout de sa rue. Ses livres sont publiés « à honte d'auteur » chez BoD (impression à la demande) : Du sentiment à perdre, Une torche allumée au cœur des crocs, Les reproches n'éloignent pas, Traces d'un pays, La Vague des hiers. Présent dans les n° 82, 83 et 89 de Lichen.
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