D’aucune terre
Tombe une feuille du figuier, la dernière,
Et soudain l’instant m’aide à y voir plus clair :
Je ne me sens d’aucun lieu d’aucune terre !
Mes ancêtres venaient de bien trop d’endroits
D’ici, de là-bas, de cités ou de bois :
Puis-je trouver une humble contrée pour moi ?
Brusquement s’élève une vive lumière
M’indiquant l’ébauche d’un nouveau repère :
La poésie est ma demeure première.
Une paix vient succéder à mon émoi,
Je dois façonner la contrée que je vois.
En écrivant des vers, je créerai mon toit...
Je ne me sens d’aucun lieu d’aucune terre.
Puis-je trouver une humble contrée pour moi ?
La poésie est ma demeure première :
En écrivant des vers, je créerai mon toit.
Olivier-Gabriel Humbert vit entre Isère et Savoie, il s'intéresse à la poésie de toute époque et de tout lieu, aux formes fixes plus ou moins connues et aux contraintes de manière générale dans l'écriture. Auteur de six recueils, lauréats de plusieurs prix (haïkus, pantouns, autres) et ayant des centaines de publications dans les revues, il est aussi le responsable du concours de poésie de Festiv’harpes (festivités autour de la harpe) et directeur de publication de la revue tout en codes QR : 1PPECQ. Site web : oliviergabrielhumbert.com. Présent dans les n° HSC, 71, 82, 89, 95, 101, 105, 110 et 111 de Lichen.
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