Michel Betting

 

 

Amie


Amie
Entends-tu
Mon cœur qui saigne ?
Sentant ta bienveillance
Je t’avais offert mon livre
Je pensais alors
Avoir percé une porte
Dans le mur de l’indifférence
Je pensais alors
Avoir brisé la glace
Des apparences
Mais plus rien ne nous accroche
Tout glisse sur nous comme les gouttes d’eau
Sur les plumes du canard
Plus rien ne nous décroche
De notre indifférence crasse
Nous ne sommes plus dans l’instant présent
Nous glissons sur un toboggan
Enduit de savon noir
Un événement chassant l’autre
En une fuite en avant infernale
Amie
Entends-tu mes pleurs
Ma tristesse
De ne pouvoir te rejoindre
Sur l’autre rive ?
Sommes-nous condamnés
A cheminer sur deux voies parallèles
Qui ne se rejoignent jamais ?
Laisse-moi rêver
Laisse-moi espérer
Que nous nous rencontrerons un jour
Fais-moi juste un signe
Quand tu te sentiras prête.

 

 

 


Michel Betting a découvert la poésie et l'écriture sur la tard, vers la cinquantaine, par le biais du haïku. Il s'essaye également au tanka, au pantoun et à la poésie de forme libre, quand l'inspiration veut bien le visiter, toujours avec des mots et des formes simples. Présent dans les n° 20, 21, 22, 25, 27, 28, 29, 32, 33, 34, 35, 37, 39, 40, 41, 42, 43, 45, 46, 48, 52, 54, 59, 61 de Lichen.



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