Pour ce n° 118 de Lichen, 19 mots ont été récoltés, donnés par 6 lectrices et lecteurs :
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Autres (1) |
19 |
dispatcher |
votif |
ablution |
harmonieusement |
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ennoyer |
ébaubi |
absurdité |
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écumer |
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alcoolo |
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bisbille |
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escopette |
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goître |
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souimanga |
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tabellion |
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ékraventuphile |
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écholalie |
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altostratus |
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chambranle |
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substrat |
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Et voici les textes obtenus, par les fidèles de l’Atelier, plus un nouveau (bien)venu qui nous régale d’une belle intervention « américaine ».
Qui a tué le souimanga ?
Symbole de joie, cet adorable oiseau animait un hameau perdu alpin, embaumant la lavande, toujours au soleil car situé au-dessus des altostratus.
Le coupable de ce crime, sommet d’absurdité, ne peut pas être loin car seules six personnes y vivent :
Auguste, dit le « tabellion », ancien notaire qui s’arroge le droit de dispatcher plus ou moins harmonieusement les tâches dans le hameau. Fier, il domine, s’appuyant orgueilleusement au chambranle de sa vieille bâtisse dans le haut du village.
Huguette, dite « la vieille bique », retraitée de la fonction publique, fervente ékraventuphile, qui aurait pu rêver de faire un éventail du souimanga, si joli volatile.
Firmin, dit l’alcoolo qui cherche bisbille à tout le monde surtout quand il est ennoyé de pastis. Parfait substrat pour couver toutes les perfidies, de plus, il a horreur des brocolis.
Nimbus, dit le crétin des Alpes avec son goitre caractéristique et qui ne se gêne pas pour faire ses ablutions d’un air ébaubi au vu et au su de tous.
Johnny, dit l’écho, adolescent atteint d’écholalie. « Je n’ai pas fait de mal au souimanga-manga-ga. »
Ernest, dit le troufion, qui écuma les mers du sud du temps de ses exploits et qui possède une potentielle arme du crime, une escopette moyenâgeuse qu’il aurait bien pu utiliser lors d’une fête votive.
Alors, Agatha, qui a tué le souimanga ?
Y aurait-il un rapport avec l’autre nom du Souimanga ?
(AD)
Les mots pour maudire
Composer harmonieusement un joli texte devant un public ébaubi en dispatchant ça et là diverses absurdités à vous développer un goitre nécessite d'écumer les dictionnaires. L’encyclopédie des collectionneurs nous apprend que les alcoolos de l'éventail s'appellent des ékraventuphiles. On ne trouve point le nom des amasseurs de souimangas spécialistes de l'écholalie. Je propose : Arachnothére-Bavarumophiles. Après de telles recherches il convient de s'ennoyer sous des ablutions votives, substrat d'altostratus. Pardonnez cette gentille bisbille, mon escopette est inoffensive. Quant au tabellion, on chambranle !
(E.C.)
Cour
des miracles
ça en jette ékraventuphile
mon
substrat arthémiosophile
me fait plutôt plonger
alcoolo
m'ennoyer dans la verte à
flot
harmonieusement
tabellion, quelle
absurdité
les bisbilles dans la cité
les
ablutions font place nette
quand s'allument les
escopettes
harmonieusement
l'écholalie
des mangas
répondra aux souimangas
dispatchant
aux altostratus
nos cris votifs et nos
hiatus
harmonieusement
Il n'y a plus qu'à
écumer
la soupe au goître, bitumer
le
parvis, graisser le chambranle
accueillir — l'ébaubi
s'en branle
harmonieusement
(A.H.)
Le substrat sifflera trois fois…
Malheureusement affublé d’un goître, un pauvre tabellion, vivait mélancoliquement seul. Pour ne pas devenir alcoolo, s’ennoyer dans des beuveries néfastes et dans l’absurdité d’une lamentable écholalie, notre clerc avait écumé les échoppes et s’était finalement ébaubi à la vue d’un magnifique souimanga au riche plumage où le vert émeraude, le rouge vif, le jaune et le noir étaient harmonieusement dispatchés. Une fois acquis l’oiseau, rentré en son logis, il s’aperçut que la bête n’était pas si parfaite qu’elle en avait l’air : ékraventuphile sérieusement atteinte, elle emplit rapidement la maison d’éventails en tous genres, au point d’envahir tout l’espace vital du pauvre homme, jusqu’aux chambranles de ses portes, recouvrant ses saintes images votives, empêchant même ses ablutions ! Une sérieuse bisbille s’avérait inévitable… Un jour, n’y tenant plus, le notaire, exaspéré, attrapa son escopette et PAN ! — l’oiseau finit en morceaux dans les altostratus !
(G. de P.)
Et un nouveau venu dans l’Atelier, à qui nous souhaitons la bienvenue : Bernard Maréchal :
Après mil cinq cents ans, Christophe s’ennoyait.
Il était devenu alcoolo chez Satan,
Son goître lui pesait pendant ses ablutions.
Pourquoi donc avait-il écumé l’Océan
Avec des tabellions ?
Il avait découvert, ébaubi, l’Amérique,
Les souimangas bleus.
À grands coups d’escopette il avait réprimé
Harmonieusement
Les bisbilles naissant sous les altostratus.
Son chambranle portait les éventails votifs
Des Indiens massacrés, des Ékraventuphiles.
Mais quelle absurdité d’avoir fait ce voyage !
Le substrat de ce sol avait donné naissance
À des politiciens qui voulaient dispatcher
Les plus blancs, les moins blancs, les tout blancs,
Les non-blancs, les moins noirs, les plus noirs,
Les non-noirs, de frontière en frontière…
Il s’était bien trumpé.
Pourquoi donc avait-il découvert l’Amérique ?
Son dieu l’avait puni. L’éternité, c’est long.
Pourquoi donc voulait-il jadis aller aux Indes ?
Aux Indes ? En Amérique ? Et son écholalie
Reprenait de plus belle, plus belle, plus belle.
(B. M.)
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