Les doux angles
du bleu
pénètrent les façades
d’un sourire
de mimosa
qui pourrait
se changer
en grimace
tant ses plis
de chaleur
brûlent
l’espace
chaude est la terre
ici
capable de se flétrir
de renoncer
et de renaître
en encerclant
les murs de fleurs
vibrantes
fraîches
et agrippées
de lancer
ses aventures
mobiles
sur la chaux
aveuglante
fidèles
sont les murs blancs
indifférents aux massacres
aux religions
au pouvoir
aux calculs humains
au faible avancement
de leurs idées
de leur morale
et tandis qu’ils cheminent
costumés
habillés
déshabillés
nus
de toutes les couleurs
avec des rêves coincés
et tus
des mots prisonniers
tournant comme
des poissons tristes
s’écrit
dans l’indifférence
l’oracle
d’un grand filet de pourpre
qui pourrait grimper
jusqu’au ciel.
Flore Iborra, en quelques mots, - au - delà d’ un engagement dans l’audiovisuel et la liberté d’expression -, c’est dans l’enfance, l’arrachement à une terre, un exil sans exil dans la capitale, et plus tard, un mouvement irrépressible vers le silence, la terre rouge, le vent, qui l’a conduite dans les Corbières. Mais toujours et partout, Paris, Marseille, Toulouse, l’Aude, sur les pas de la poésie.
Passion secrète révélée à partir de 2007 avec plusieurs publications parmi lesquelles, Eros Rhapsodie, la Boussole Mélancolique, Idylles de la Corbière. De belles rencontres avec les poètes de Montpellier et de Sète (Prix Voix d’ici 2018 de la Maison de la poésie Jean Joubert), l’entrée dans la Société des Poètes Français, des lectures partagées avec le public d’Occitanie. Mais aussi la création de manifestations littéraires comme « l’Aude et ses poètes », et plus récemment, le festival de poésie « les Mots du Vent » dont la 4ème édition aura lieu du 4 au 6 juillet 2025 à Villesèque - des - Corbières (11360) sur le site de Château Bonnafous. Présente dans le n° 109 de Lichen.
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