Entretien avec un poète

par Nadège Cheref




Eric Chassefière

 

 

 

Photo de Catherine Bruneau

 

 

 

C’est un plaisir de vous présenter le talentueux poète Eric Chassefière. Je l’ai rencontré la première fois grâce à une invitation de Pierre Ech-Ardour, lors d’une des rencontres poétiques « Encres Vives » qu’Eric Chassefière et sa femme Catherine Bruneau organisent régulièrement à leur domicile. C’est un poète d’une grande sensibilité, amoureux de la poésie et profondément dévoué à la promouvoir. Belle lecture à tous...




Présentation


Éric Chassefière est Directeur de Recherche Émérite au CNRS, astrophysicien, historien des sciences et poète. Il est l’auteur d’une cinquantaine de recueils parus chez : M25, Encres Vives, Rafael de Surtis, Éditions de l’Atlantique, Alcyone, Interventions à Haute Voix, La Porte, L’Harmattan, Sémaphore (Quimperlé), Pourquoi viens-tu si tard ?, La Rumeur Libre. Il a publié dans une quarantaine de revues de poésie. Il est directeur de publication des éditions Encres Vives, qu’il a repris suite au décès de Michel Cosem. Il est membre des comités de lecture des revues Interventions à Haute Voix et Francopolis, chroniqueur pour les revues Diérèse, Terre à ciel, Recours au poème, Oupoli, notamment. Installé à Frontignan depuis fin 2023, il y organise avec son épouse Catherine Bruneau des lectures, ainsi qu’à Montpellier. Il s’adonne à la pratique du piano, en résonance avec celle de l’écriture poétique, et initie des actions destinées à rapprocher musique et poésie. Il a créé en 2025 avec Georges Drano, et en partenariat avec La Rumeur Libre, le Prix de Poésie Nicole Drano-Stamberg de la ville de Frontignan. Il a obtenu plusieurs prix de poésie, dont récemment le Grand Prix spécial de la SPAF 2021 pour Comme une sève, première partie de L’arbre chante (Alcyone), le prix Xavier Grall 2022 pour l’ensemble de son œuvre, et le prix Marie Noël 2023 pour La part silencieuse (Alcyone).




Entretien



Nadège Cheref : Cher Eric, tu as commencé à écrire de la poésie lorsque tu étais enfant. Tu as donc eu très tôt un lien fort avec l’écriture et la littérature. Mais tu as préféré une voie scientifique et en a découlé une brillante carrière d’astrophysicien. Pourquoi ne pas avoir choisi des études littéraires ?


Eric Chassefière : Il est vrai Nadège que j’ai écrit quelques poèmes vers l’âge de sept ans. Des poèmes sur les animaux, sur les oiseaux, composés dans le mas familial, proche de Saint-Étienne du Grès, où j’ai passé les deux premières années de ma vie, et où par la suite, mes parents ayant déménagé en ville à Nîmes, nous revenions presque tous les week-ends, et une partie significative des vacances scolaires, voir mes grands-parents. La maison était entourée d’un jardin planté de hauts platanes, et vers le fond de plusieurs marronniers aussi de taille imposante, dont le bruissement dans le vent a accompagné mon enfance, et je dirai même toute ma vie, en tout cas celle de poète. Entre dix et quinze ans, je me suis surtout consacré à la création de bandes dessinées d’aventure, pinceau en main. J’ai fait aussi de la peinture d’art en reproduisant à la gouache des tableaux de maître. Je faisais par ailleurs, dans ce jardin, beaucoup de sport, course, saut… J’étais, dans cette campagne qui m’a vu naître, très créatif, je dirais même hyperactif, et l’écriture poétique, tout au moins avant l’âge de 20 ans, y resta marginale. J’étais beaucoup plus scientifique que littéraire, ayant très tôt la passion des mathématiques, et assez peu celle de la littérature, même si quelques auteurs m’ont marqués durant mes années de lycée, notamment Faulkner. Je ne garde par contre aucune trace, consciente tout au moins, d’un quelconque intérêt de ma part pour la poésie qu’on nous enseignait à l’école. Mon goût pour les mathématique m’a poussé vers des études scientifiques en classes préparatoires à Paris. Là, cloitré dans un internat, j’ai découvert Éluard, Saint-John Perse, Char notamment. Je lisais et relisais les derniers poèmes d’amour d’Éluard, qui m’entrainaient, en ce décors d’austère lycée parisien, dans une ivresse libératrice. Ayant intégré Polytechnique, j’ai passé plusieurs mois de service militaire dans le camp de La Courtine, où là encore pour m’évader, je me suis mis à écrire quotidiennement. Puis, après mes études scientifiques, qui m’ont d’abord conduit vers la démographie à l’INED, puis vers l’astrophysique, la planétologie plus précisément, au CNRS, la véritable et tangible évasion vers l’enfance, le choc de la reconnexion au jardin d’enfance, l’été, quand avec mon épouse, puis accompagnés de nos jeunes enfants, nous venions passer du temps au mas, où mes parents étaient revenus vivre après la période nîmoise, ma compagne peignant, moi écrivant. Un choc, un état profond d’extase devant ces blés parcourus de mistral, ces champs illuminés de fleurs, ces collines (Montagnette d’un côté, Alpilles de l’autre) promettant le ciel. Impensable pour moi de ne pas chercher à le communiquer, à le partager, et je n’avais à ma disposition que la poésie, celle d’Éluard, puis de Bonnefoy et quelques autres, celle des films de Tarkovski ou de Pasolini, celle de la musique de Bach, notamment des Passions, pour exprimer l’élan vital qui m’habitait alors, et m’habite encore aujourd’hui. Écrire « Pour que parle la beauté », ainsi que j’ai intitulé l’un de mes derniers recueils. Donc écrire pour que les mots à leur tour parlent. Ce qui implique de savoir laisser les mots libres de parler, n’est-ce pas là précisément le secret de l’écriture poétique ?


N.C : Tu es l’auteur prolifique de plus d’une cinquantaine de recueils de poésie. Tu évoques souvent et surtout la nature. Est-elle une source inépuisable et pourquoi ? Que t’apporte ce lien avec la nature ?


E.C : J’ai déjà un peu abordé dans ma réponse à la question précédente ce thème de la nature, ou plus exactement des mouvements de la nature, car la nature qui m’inspire est celle traversée de vent, de vie et de lumière. Je crois que mon retour sur le lieu d’enfance après mes études, avec l’accession à ces états d’extase qui étaient nouveaux pour moi, car je ne les avais pas connus pendant mes études secondaires, correspond littéralement à une deuxième naissance. L’extase est celle de la lumière retrouvée, de l’émergence à un état immanent de présence à la vie, dans ses manifestations les plus originelles : le souffle du vent dans les arbres, la scansion d’un chant de cigales, le battement d’une aile contre une branche… La nature comme cœur battant de la vie, auquel venir réaccorder son propre rythme. Il ne s’agit pas par les mots de la décrire ou de la raconter, sans quoi cela serait vite fini. Il s’agit, par l’écriture poétique, en état de pure présence au monde, de battre au rythme de la nature, inventer la langue du corps. Atteindre, peut-être, un état proche de celui de la transe, dans lequel les mots sortent avant leur sens, ne parlent qu’après, ne font poème que hors de nous qui les produisons. J’ai très souvent le sentiment, dans mes périodes d’écriture, toujours brèves et intenses (deux ou trois semaines, voire moins, suffisent à l’écriture d’un recueil, d’où cette production importante), de ne découvrir le poème qu’une fois qu’il est écrit, dans un état proche de l’écriture automatique des surréalistes. Le poème parle, je l’écoute, j’écoute plutôt que je n’écris le poème. Je nais du poème. Écrire, pour moi c’est naître, et en cela la nature est une source inépuisable de l’élan poétique, qui est par essence élan vital. Ce que m’apporte ce lien, je crois que c’est l’amour, l’amour de la nature femme et mère, l’étreinte sans laquelle il ne m’est de vie possible. La question de l’amour me préoccupe beaucoup, surtout dans cette dernière période de ma vie. « Écrire pour aimer », cela pourrait être le titre d’un prochain recueil.


N.C : Je sais que tu aimes beaucoup la musique. Est-ce que la musique t’inspire ? Peut-elle parfois influencer ta poésie ?


E.C : Oui j’aime beaucoup la musique, enfin pas toutes les musiques. J’aime surtout Bach, l’ouverture de la Passion selon Saint-Jean utilisée dans le film Le miroir de Tarkovski, ou celle de la Passion selon Saint-Matthieu, par exemple dans le Accatone de Pasolini. Et tout Bach d’ailleurs, certaines fugues sublimes du clavier bien tempéré, l’Art de la Fugue, monument de beauté à la dimension cosmique. Le Sacre du printemps de Stravinski, certaines symphonies de Mahler, le Winterreise de Schubert, les œuvres tardives de Liszt, et d’autres encore bien sûr, font aussi naître en moi un sentiment d’extase assez comparable à celui que je peux éprouver dans la nature. Ces œuvres, de par leur beauté intemporelle, à la fois nous transportent au-dessus de nous-même, faisant naître en nous une joie que je qualifierais de divine, et nous touchent au plus intime de soi, nous liant ainsi directement au cosmos, et il en va exactement de même, pour moi, de la poésie, du moins de celle qui me parle. J’ai écrit pendant les confinements plusieurs recueils, comme La part d’aimer, ou La part silencieuse, dans le cénacle étroit formé par mon piano, la fenêtre adjacente et la petite terrasse de la cour intérieure de l’immeuble parisien que nous habitions alors, donc un espace spatialement réduit, mais auquel la musique du piano, dans son dialogue avec plantes et fleurs de la terrasse, qu’au fil des jours agitent vent, lumière et pluie, conférait une étendue de présence virtuellement illimitée. Jeux de miroir, de portes reflétées, cadres sur les murs, portraits, paysages, mémoires ouvertes sur aujourd’hui, l’appartement se faisait labyrinthe, le jardin, pourtant minuscule, forêt. Oui donc, la musique, les œuvres que je travaillais alors, influençaient ma poésie, en étaient même partie intégrante, rythme dans le rythme.


N.C : Tu as repris la Direction des Éditions Encres Vives fondée par Michel Cosem. Que t’apporte cette aventure ? Qu’est-ce qui définit d’après toi les Editions Encres Vives ?


E.C
: J’ai repris cette aventure à l’automne 2023. J’avais appris le décès de Michel Cosem, que je n’avais jamais rencontré, mais qui m’avait fidèlement soutenu depuis presque une quinzaine d’années en me publiant et en m’encourageant de ses lettres bienveillantes. J’avais eu par hasard le numéro de téléphone de Gilles Lades, un proche de Michel, et je l’ai appelé. Il m’a dit qu’Annie Briet, la compagne de Michel, serait probablement réticente à toute reprise de la maison par un autre que Michel. Néanmoins, l’opinion d’Annie a rapidement évolué et nous nous sommes tous (Gilles, Jean-Louis Clarac, Christian Saint-Paul, Catherine Bruneau, mon épouse, et moi) vu chez elle dans le Lot en novembre 2023 si je me souviens bien. Le contact fut bon, et nous avons relancé l’aventure. Je savais déjà à cette époque que nous allions quitter Paris pour nous installer à Frontignan, et j’étais hanté par le cauchemar de la retraite, de la condamnation à l’inactivité, de la solitude aussi car nous n’y connaissions personne. C’est Gilles qui nous a indiqué l’existence à Frontignan des Drano, de Georges, et de son épouse Nicole qui elle aussi venait de disparaître. C’est ainsi que nous nous sommes engagés simultanément dans la reprise d’Encres Vives et dans la réactivation du groupe de poètes qu’avaient animé les Drano, sous la forme de buffets poétiques, et de lectures organisées au Gazette Café à Montpellier, une synergie se créant rapidement entre les deux activités. Cette aventure m’apporte non seulement la dimension de passeur de poésie qu’il me paraissait indispensable de prendre, après une vie passée à écrire dans mon coin, mais également le contact avec une communauté de personnes aux multiples facettes et qualités, dans laquelle le goût partagé de la poésie nous a permis, à mon épouse et à moi-même, de nous intégrer. Catherine s’est mis par ailleurs elle-même à écrire de la poésie, avec déjà trois recueils publiés à son actif, et un quatrième en recherche d’éditeur. Pour moi, les éditions Encres Vives sont un outil permettant de révéler les talents. Le fonctionnement est léger, nous ne diffusons pas en librairie, mais nous touchons un parc de lecteurs de poésie de plus de 150 abonnés, ce qui n’est pas si mal. Les collections Encres Blanches et Lieu nous permettent de diversifier et élargir notre production, avec évidemment les difficultés inhérentes à la diffusion de ces recueils, que nous ne pouvons envoyer à tous les abonnés pour d’évidentes raisons de coût (impression et timbrage). Mais nous avons mis en place des anthologies annuelles dans ces collections, distribuées à tous les abonnés, pour aider à faire connaître les auteurs. Quant à la définition de notre démarche, je reprendrai les mots de Michel Cosem : « Tout en demeurant dans un format modeste, Encres Vives continue d’attirer, de retenir, d’influencer des générations nouvelles, en faisant preuve à la fois d’exigence et d’ouverture. C’est là je pense une volonté affirmée qui regarde plus certainement vers l’avenir que vers le passé ».


N.C : Enfin, c’est ma dernière question. Quelle serait ta définition de la poésie ? Tu peux y répondre par un poème si tu le désires.


E.C : Voici par exemple le poème qui ouvre un recueil à paraître très prochainement à La Rumeur Libre (Alors seulement s’ouvre la nuit), qui me semble bien exprimer ma conception de la poésie, loin de toute vérité assénée, une poésie qui respire, toujours à la limite de l’effacement, lèvres plus que mots, éveil plus qu’écriture, poésie pour aimer, se relier à l’autre…


La lumière comme une pénombre

où faire naître désir de mots

Caresser du geste d’écrire

marcher dans la seule présence du jardin.


Éveiller plus qu’écrire le poème.

Accorder son pas au temps du poème

il faut que le poème respire

que les mots partagés soient ceux de la nuit.


Se parler à travers la nuit

à travers tout ce qu’on n’entend pas des mots

Aimer que la lampe n’éclaire qu’à peine

que l’encre ne se fixe qu’à peine sur le papier.


Écrire du souffle que je pose sur tes lèvres.

Ne pas chercher les mots mais les lèvres

parler de sa part la plus secrète en l’autre.

Écouter pour que s’accordent les mémoires.




Poèmes d’Eric Chassefière



1- Un poème de « Alors seulement s’ouvre la nuit », écrit après une promenade dans les salins de Frontignan, à paraître à La Rumeur Libre en avril 2026 :


Venus se perdre là

avec la mouette heureuse

à la lèvre du chemin

entre terre et ciel.


Ici on n’a pas d’ombre.

La lumière de sel

monte des étangs

Le flamant en est le dessin


à l’alphabet muet

parmi les langues.

Roseaux et nuages

transparence du désir.


On ne sait revenir

un horizon en cache un autre.

La lumière seule nous guide

aux lointaines anses de nuit.


2- Un poème du recueil inédit « Ce jardin qu’une enfance illumine » qui parle de ma conception de la poésie, en écho à la 5e question :


Tu ne sais où tu vas

tu n’écris que pour aller

tracer chemin du pas

respirer du balancement de la rose

contre le volet clos d’enfance


tu ne sais où te conduit ton pas

où s’ouvre la parole

où se clôt le poème

tu n’écris que pour être

le poème est ton infini


ton ciel d’été

ton arbre de vent

la naissance de ta voix

le poème est ta fin et ton commencement

la source qui toujours revient à soi


tu te sens bien là dans ce jardin

léger de tous les chemins du temps

à écouter mouettes et tourterelles

ponctuer de leurs chants légers

ce chemin tracé au ciel de la pensée


qu’est le poème libre de toute fin

toute mémoire tout devenir

tu écris pour que le poème pense

le chemin naisse de cette lumière

dont ce jardin serait l’éternité


3- Le poème qui clôt le recueil inédit : « Pour perdre vraiment il faut aimer », écrit pour ma mère qui traverse le temps difficile de la grande vieillesse, et où la musique est présente, en écho à la 3e question :


Ici clair soleil d’hiver

le jardin dort dans les carreaux

la chatte au regard complice

vient accompagner ma rêverie

de la nuit qu’elle porte dans les yeux

ici c’est la bénédiction de l’instant

de l’attente sans mémoire

des mots qui restent sur les lèvres

du silence portant plus loin que le cœur

ici entre deux sommes

la chatte fait lumière neuve

de son pelage offert à la caresse du jour

ici quand je pense à toi maman

la cloche se met à sonner

légère comme la tourterelle de la cime

venue au matin de la première écoute

ouvrir grand le ciel du temps

ici nous partageons un jardin

son murmure de voix aimées

le lointain d’une fugue de Bach

s’échappant d’une fenêtre ouverte

l’instant qu’il nous faut retrouver pour perdre

car pour perdre vraiment il faut aimer

la perte en retenir en soi l’éternité




Photo d'Eric Chassefière

 



Bibliographie


M25 

    Microcosmes (1987)

Editions de l’Atlantique, puis Alcyone

    Paysage sans nuit (2010)

    Le silence de l’arbre entier (2010)

    Peint de noir (2011)

    La traversée du silence (2012)

    Déambulations du sable (2016)

    Échos du vent à ma fenêtre (2017)

    L’arbre chante (2021)

    La part silencieuse (2023)

    Comme tremble le seuil (2024)

Rafael de Surtis

    Se rappeler pour être (2010)

    Sur un au-delà du corps (2011)

    Comme est le chemin d’aujourd’hui (2011)

    Le vol du papillon, itinéraire onirique, avec Catherine Bruneau (2013)

    Le peu qui reste d’ici (2014)

    Ce regard qui nous vient du monde (2015)

    S’achèvent murmurés (2017)

    Sentir (2021)

    La part d’aimer (2022)

    Palermo (2023)

    Penser l’infini (2024)

    Pour que parle la beauté – Écrits sur la route (2025)

    Dans la nuit du jour - sur des images de Laurent Grison - (2025)

Interventions à Haute Voix

    Fragments du dernier hiver, suivi de Je respire par le corps (2013)

La Porte

    Sous l’eau des mûriers (2015)

L’Harmattan

    La présence simple des choses (2017)

Sémaphore (Quimperlé)

    L’arbre de silence (2018)

    Présence du masque (2019)

    L’immédiat de vivre (2020)

    Le jardin d’absence (2022)

    Faire parler son âme (2023)

    Garder vivante la flamme du poème (2024)

    L’amour sans fin - sur des images de Laurent Grison- (2025)

Encres Vives

    Seule la lumière change (2011)

    Feu et glace (2012)

    Éric Chassefière, Itinéraire poétique (2013)

    Profonde la lampe d’autrefois (2014)

    L’inaccessible ici (2016)

    Le partage par la musique (2019)

    Moments poétiques (2021)

    Le jardin est visage, suivi de Dans l’invisible du chemin (2024)

Encres Vives/ Lieu

    Suite taïwanaise (2011)

    Suite malgache (2012)

    Carnet d’Inde (2013)

    Carnet de Corée (2014)

    Carnets du Vietnam, avec Catherine Bruneau (2016)

    Chant du Péloponnèse, avec Catherine Bruneau (2016)

    Le parfum du monde (Java) (2018)

Encres Vives/ Encres Blanches

    L’arbre à nouveau fleurit (2009)

    Jusqu’au bout de la vie, avec Catherine Bruneau (2015)

Pourquoi viens-tu si tard ?

    Peindre de son corps - sur des images de Laurent Grison – (2025)

La Rumeur Libre

    Alors seulement s’ouvre la nuit (à paraître, 2026)

Publications dans des ouvrages collectifs

    Gravure & Poésie, sous la direction de Lionel Balard, Ed. SUC (2025)

Publication dans les anthologies

    Parterre verbal, Anthologie n°2 (2010)

    Visages de Poésie, tome 5, Jacques Basse, Ed. Rafael de Surtis (2011)

    Éditions de l’Atlantique, anthologie des auteurs, Encres Vives, N°429 (2014)

    Causeries au coin du poème, Éditions FutureScan, vol. 3 (2018), vol. 4 (2019), vol. 5 (2020)

    Du corps du poète au corps poétique, anthologie dirigée par Marilyne Bertoncini pour Embarquement poétique, Les Cahiers de Poètes & Co. (2024)

    Runes et ruines, id. (2025)

    Au cœur de la couleur, id. (2026) 

Publications dans les revues

    Mensuel 25, L’Arbre à Paroles, Verso, Poésie/Première, Décharge, Comme en Poésie, Friche, Traction-Brabant, Pages Insulaires, Traversées, A l’Index, Fermentations, 7 à dire, Interventions à Haute Voix, Verso, Les cahiers de la rue Ventura, Spered Gouez, L’Intranquille, Concerto pour marées et silence, Les Hommes sans épaules, Saraswati, Voix d’encre, Diérèse, Florilège, ARPA, L’arbre parle, Mot à maux, Francopolis, Terre à ciel, Sémaphore, Recours au poème, Oupoli, Voix, Coup de soleil, La vie multiple.



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