En sortant de Greenborder
nous avons semé à nos frontières
barbelés et dents de chien
et cris de haine
et de terreur
érigé le Mal en emblème
de nos stupides égoïsmes
comme jadis le crime sans remords
sous uniforme nous vivons
sans le savoir
un nouvel âge noir du monde
et sommes petits si petits
vains animalcules
nous ne vous avons pas accueillis
il y avait en vous trop de noirceur
sans doute trop de charbon
dans vos regards
et plus d’éclat dans nos yeux éteints
Né en 1963, Didier Gambert est spécialiste de littérature du XVIIIe (thèse soutenue en 2008, publiée en 2012 chez Champion) et a publié quelques ouvrages dans ce domaine. Il a d’abord pratiqué l’écriture poétique de manière intermittente, puis de façon très régulière ces dernières années. Certains de ses textes ont illustré une exposition de photographies de Bérénice Delvert, intitulée Métaphysique de l’Océan (La Grange aux arts, Champniers, près d’Angoulême). Présent, en tant que poète, dans les n° 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 43, 45, 47, 49, 50, 51, 59, 60, 61 et 62 et en tant que critique dans les n° 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 59, 60, 61, 62, 63, 65, 66, 67, 68, 70, 74, 75, 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 84, 88, 89, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 103, 106, 107, 108, 110, 111, 112, 113 et 116 de Lichen.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire