L’avant-pays
Là-bas
c’était l’arrière-pays
vu d’ici c’était avant la mer
L’avant-pays de la mer
mais une mer sans
plage
et sans parasol ni transat
Il fallait
l’imaginer, en bas dans les champs
sertie dans l’écrin
d’une forêt vert sombre Marquises
le pot de géraniums aux
fleurs rouge hibiscus
Et le parfum des pétunias dans l’air à
chaque tombée du soir
Sens, disait l’enfant, ça sent trop trop pical
Le gui doré pendu au bras d’un peuplier
Née au Vietnam, grandie en Afrique, Colette Daviles-Estinès a été longtemps paysanne. Elle puise son inspiration dans un sentiment de perpétuel exil. Nombre de ses textes ont été publiés à La Barbacane, Le Capital des Mots, La Cause littéraire, Un certain regard, Revue 17 secondes, Ce qui reste, Paysages écrits, Le Journal des poètes, Écrit(s) du Nord, Nouveaux délits, Comme en poésie, Verso, La Toile de l'un... Ses recueils : L'Or saisons (éditions Tipaza, mai 2018), Matrie (éditions Henry, septembre 2018), Feux de friche (Tipaza, avril 2022) et La mesure des murs (L'Ail des ours, juillet 2022). Voir son site : http://voletsouvers.ovh. Présente dans tous les n° de Lichen depuis l’origine, à l'exception des n° 77, 78 et 115.
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