Sandrine Garrigos

Façade

Une maison ridée
Tel un pot de confiture
Maison craquelée
Aux bras de tuiles éparses
Ses cheveux mêlés de lierre
Font le tour de sa vie
Elle ferme les yeux


L'autre

Pourquoi l'élan
L'ascension de l'à peine
Par-dessus la terre et les toits

Juste quelques mètres
L'aspiration du juste un peu
Plus loin plus haut

Le sol n'est pas de ma famille
Voyez mes yeux d’eau
Mêlés de plume


Liberté, un peu

Si j'étais vraiment libre
Je ne serais pas là
Mais confondue autant que je confonds
L'arbre et la racine, le nuage et la cime
Le vol, le cri, l'orange
Le toit perdu bien au-delà du temps
Le toit du temps qui passe
Qui me cloue à la terre

Je suis de ceux qui volent
Le temps des marées basses




Sandrine Garrigos

Enseignante auprès d’adolescents, elle se prépare à devenir psychologue.

2 commentaires:

  1. Elle vous fait aller loin, cette "aspiration du juste un peu". Trois que j'aime.

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  2. Touchée par ces trois poésies très "minérales".

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