Marine Dussarrat

Mouron sauvage

Aux portiques du soir
Et de l'invisible parcours
Les coupes encapuchonnées
Du mouron sauvage
L'ami rouge des oiseaux
M'ont envoûtée
Je me suis délectée de leur fragilité
De leur joliesse
J'ai suivi leurs signes esquissés
Qui m'ont laissée soumise
Je me suis délectée de leur agilité
De leur pouvoir magique
Afin de trouver un sens au chemin
Escarpé et plein d'embûches
Leurs délicates tiges graciles
Ont battu un lent tempo...

Pour garder le cap
À voix haute je vais chanter
Je voudrais tant que tu m'écoutes









Marine Dussarrat écrit de la poésie depuis toujours. Vivant en Béarn près de la nature avec un chat et des chevaux, elle a publié plusieurs recueils : La Part de l'oiseau (Le Typograph, 1995), La Nuit-Guépard (Les portes ferrées, 1999), La Fenêtre du temps (TheBookEditions, 2011), À la marge, recueil de haïkus (Édilivre, 2015). Son blog : http://emprises-de-brises.over-blog.com.

5 commentaires:

  1. Joli poème touchant. L'errance de quelqu'un de seul. Ici le mouron sauvage est un prétexte à écrire pour celui qui s'éloigne. Le mouron représente celle qui a besoin de l'intérêt que la poétesse lui porte.

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    1. Merci pour ces mots qui me vont droit au coeur Anonyme ! Un petit pseudo ?

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  2. Vitre attention à la simplicité mystérieuse des choses dégage un arôme discret autant que prenant. Découvrant son chemin non intrusif en soi, on le respire de nouveau, et mieux... Comme il parle !

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    1. J'apprécie ce beau commentaire Clément, pensées amicales

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  3. Votre attention – toutes mes excuses :-)

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