Laurence Marino


Au-dessus de ma tête, un ciel de lumières
Rester là, présente à moi
Ermite du monde
Percevoir les silences
Dompter mes peurs et animaux vils
Respirer chaque absence
Pas après pas dans le désert

Je suis partie façonner mon monde
Dessiner ses nouvelles frontières
Boire les calices des fleurs sauvages
En exil de toi, en abandon des fièvres
J’ai délaissé les villes fumeuses
Pris une route sèche et rocheuse
Vagabonde en talons

Tes mots entraves, ton parfum lourd
Tout s’éloigne aussi
Mes empreintes figées dans la terre grise
Incrustées les larmes
Les mots caressent et frappent
Les vents violents chassent
Prendre mes maux en impatience

Et puis un soir, ma solitude en feu de joie
Lèvres brûlantes du désespoir
Oublier, élimer les amours
Renaître et boire les cendres
Dressée comme une déesse
La solitude comme robe
Une étoile dans le cœur








Quadra bordelaise hyperactive, Laurence Marino partage ses journées entre un emploi dans le secteur du recrutement, une famille, un chat (le plus beau du monde), des amies, des textes à écrire. Un de ses romans, Neuf mois ou presque, a été publié en 2018 par Yakabooks. Ce qui la passionne : partager ses mots, toucher les cœurs et les âmes. La poésie répond à cela... C'est sa première apparition dans Lichen.

2 commentaires:

  1. Adélaïde MONCOMBLE1 mai 2019 à 20:30

    Magnifique..... tes mots me touchent .... je suis admirative.

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  2. Une force attachante dans ce douloureux poème... Repartir, la clef.++++++

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