Géry Lamarre

Vents de Perse

S’ouvrir
aux vents des plaines
les ressentir
dans ses sens dans son sang  
comme un habit de liberté

Frères vents  
vous
vos liesses    
et mélopées    
visage buste envolés   

D’abord dans ces plaines  
houles de blés en herbe        
horizons cernés de forêts  
fleuris de silences
et de trilles mystérieuses

Puis dans le souffle - mots 
dont les abondantes saveurs   
continuellement percent          
mes lignes d’étonnements 

Favre Claude
un jour nous demanda
quels poèmes
appris en cœur
et c’est ce chant-là
celui de Vents
vers
ces quatre premières lignes  
dans lesquelles chaque mesure 
chaque stance et silence
insuffle en mes lignes de vie
un élan merveilleux
tatouant les peaux de mes rêves ado 
et maintenant  
le cuir tanné des plus vieilles années







Né en 1962 à St-Omer, il vit aujourd’hui près de Lille. Diplômé en Histoire de l’Art et en Arts plastiques, il peint depuis 1992 (gerylamarre.com) et a participé à de nombreuses expositions aussi bien en France qu’à l’étranger. Depuis quatre ans, ses recherches plastiques l’ont amené à « entrer en poésie », comme une évolution naturelle. Il a contribué à plusieurs revues : Neige (n° 2), Lichen (n° 6 et 8), Journal de mes paysages (n° 4),  FPM (n° 13), ainsi que des illustrations pour 17 secondes (n° 8).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire