Daniel Birnbaum

En store 

Je n’ai pas de volets
mais des stores vénitiens
(appellation impropre
parce qu’ils ne se gondolent jamais)
Ils se montent et se descendent
à l’aide d’une petite chaine latérale
qui ressemble à un chapelet
appellation plus appropriée
pour appeler la lumière.



Ils se croisent

Ils marchent portant sur eux
un carcan un fatras un capharnaüm
des siècles passés
qu’ils trainent comme ça
sans se poser de questions
parce que ça les habille
que ça leur tient chaud
et qu’on les reconnait vite
Et d’autres qui ont jeté tout ça
portent sur eux
les babioles les colifichets la bimbeloterie
de l’année
comme ça
pour les mêmes raisons
et sans se poser plus de questions
Parce que les questions finalement
c’est le plus dur à porter.






Daniel Birnbaum

Travaille à Marseille, il a publié des textes dans plusieurs revues et ouvrages collectifs. Un recueil de poèmes a été publié aux éditions Décharge/Gros textes (Polder 165) en 2015 et deux ouvrages aux éditions Stellamaris.

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